Comme une envie d’écriture (A propos)

CloudsQuelque part entre Paris et Punta Cana, le 30 décembre 2015

J’ai déjà joué à jeter quelques pensées et réflexions sur la toile, parfois sous forme de tranche de vie, parfois sous forme de coup de gueule, de point de vue, quelques exercices de style aussi, et bien sûr pas mal d’images. Des images qui restaient jusqu’à ce jour ma seule véritable participation au numérique publique.

J’ai même pas mal joué pour tout dire. L’action d’écrire et de publier m’a apporté quelquefois de jolis moments de vie. Et, histoire d’équilibrer un peu la balance, de jolies emmerdes aussi. Le numérique n’est jamais bien loin de la vie réelle, le choix des mots que l’on envoie à la face du monde, sans forcément préjuger de qui les recevra, est un acte réfléchi et qui engage.

J’ai toujours aimé écrire. Je n’ai rien d’un lettré ni de cette notion assez désuète d’intellectuel. Je lis un peu mais plus des articles que la livraison annuelle de la rentrée littéraire.  L’écriture est pour moi une forme d’expression naturelle. Ceux qui me connaissent bien pourront attester d’une certaine évolution, aux forceps et en plusieurs temps, au fil des mes près de vingt ans de vie adulte. Je pense être passé du réservé renfermé à un personnage assez ouvert, sociable poussant même parfois jusqu’au fantasque. Pour autant, écrire me démange, me hante, le peu de temps où mon esprit est libre de préoccupation en ce moment, je le passe à imaginer de quelle manière je pourrais transcrire telle expérience ou telle pensée.

Ma démarche n’est pas à prendre au sens narcissique ou exhibitionniste. C’est plutôt une bouteille à la toile pour ce grand introverti que je suis resté. Ecrire ici me permet de passer du temps à réfléchir, à rassembler mes idées, à les coucher sur des lignes et représente une véritable invitation à l’échange, un miroir de ce que je veux montrer de mon âme, et que je soumets aux hasards de vos possibles réactions, ou non réactions.

Longtemps, en parlant des différentes formes de blog que j’ai pu tenir, je déclamais que je les faisais avant tout pour moi, que je me foutais des réactions possibles que cela entraînerait. Je mentais. Je me mentais.

Pour finir, quelques mots sur la forme, comme je suis plutôt joueur et doté d’un certains sens de la contradiction, comme j’aime également prendre certaines tendances trop moutonnières à rebrousse poil, j’ai décidé que tout ce qui serait publié sur ce blog serait éphémère. Chaque nouvelle note chassera la précédente. Aujourd’hui, Internet déborde d’informations, tout un chacun se noie quotidiennement sous la masse. Nous sommes passés d’une civilisation zappant les programmes télé à une civilisation zappant les pages Web. Je souhaite limiter ma participation à cette frénésie productive. Aussi seule ce texte introductif restera accessible de manière permanente et sous forme d’à propos.

Pour le reste, le lecteur a le choix. Vous pouvez passer de temps en temps voir s’il y a du changement, ou suivre d’éventuelles nouvelles publications en vous abonnant à mon compte Twitter. D’expérience, il peut arriver que mes écrits puissent gêner certains proches, et, ce, en dépit de toute l’attention que je peux prendre. J’en suis désolé par avance, nous pourrons toujours en parler, dans le pire des cas, il vous suffit simplement de ne plus revenir…